L'oedème pulmonaire de haute altitude (HAPE) est une affection potentiellement mortelle survenant chez certains individus qui montent trop rapidement à des altitudes supérieures à 2 500 mètres. La première description du HAPE remonte au début du 5ème siècle et fut donnée par un moine chinois voyageant entre l'Afghanistan et le kashmir. Mais c'est seulement vers la fin du 19ème siècle que les scientifiques européens redécouvrirent cette pathologie et son étude devint plus intense avec notamment des observations pratiquées dans des laboratoires de haute altitude. A ce jour, il est bien établi qu'il existe des sujets susceptibles et des sujets résistants au HAPE, suggérant que certains facteurs génétiques pourraient influencer le développement d'un HAPE, mais les mécanismes sous-jacents sont encore peu clairs. Chaque été, un groupe de chercheurs du Centre Hospitalier Universitaire de Lausanne (Suisse) installe un laboratoire de recherche dans la plus haute cabane alpine d'Europe, la Capanna Regina Margherita située à 4 559 m dans le massif du Mont Rose sur la frontière italo-suisse. Cette vidéo présente leurs derniers travaux dans ce laboratoire et résume les plus récentes hypothèses concernant la pathogénèse du HAPE. La recherche pratiquée dans ce laboratoire de haute altitude devrait permettre de développer de nouvelles stratégies pour prédire, prévenir et mieux traiter le HAPE et, encore plus important, pourrait contribuer à une meilleure connaissance et un traitement d'autres formes, encore plus fréquentes, d'oedème pulmonaire.
© ImagéSanté. Website: Synthèse.
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