De toutes les interventions chirurgicales, la plus fréquente est l'opération de la cataracte. En effet, l'opacification de notre cristallin est inéluctable: vers 80 ans, parfois beaucoup plus tôt, la cataracte entraine une mauvaise vue, quelque soit la qualité des lunettes. L'extraction de la cataracte est un procédé délicat parce que la paroi du cristallin, épaisse de 8 microns, ne doit pas être déchirée. La lentille naturelle opacifiée est traitée par ultra-sons. le contenu est aspiré et remplacé par une lentille synthétique. Toute l'opération est faite par l'intermédiaire d'un microscope. Le plus souvent, l'anesthésie est locale, sans piqûre. L'environnement de l'hôpital n'est pas nécessaire. Pour lutter contre les infections nosocomiales et pour diminuer les coûts inhérents aux structures hospitalières, les responsables de la santé publique de nombreux pays (déjà il y a 20 ans aux Etats Unis) ont encouragé la chirurgie extra-muros de la cataracte. En Belgique, la chirurgie ophtalmologique extra-hospitalière a toujours été légale mais, jusque 2009, elle n'était pas remboursée. Un Arrêté-Royal publié le 16 mars 2009 a enfin organisé le remboursement par les Mutuelles de ces interventions extra-muros. Sans opération, une cataracte progresse peu à peu vers l'opacification totale du cristallin. Il y a d'ailleurs dans le tiers-monde de nombreux aveugles par cataracte bilatérale opaque. Dans nos pays, cette situation est évitée par cette opération dont les résultats sont régulièrement excellents. La récupération visuelle postopératoire reste bien sûr dépendante de l'état du fond de l'oeil: les patients atteints de dégénérescence de la macula ou de glaucome ne peuvent pas être améliorés autant que ceux dont l'oeil n'a " que la cataracte". En compétition officielle
© ImagéSanté. Website: Synthèse.
Pour rester informé des dernières infos du Festival, inscrivez-vous…