Quand on a plus honte de zigzaguer dans la rue, d'affronter des regards hostiles, ou que l'on croit inhospitaliers, simplement parce que le corps ne répond plus vraiment aux injonctions du cerveau, que l'on ne souffre plus de se retrouver à l'hôpital ou chez le médecin à cause d'une angoisse fulgurante, de l'humiliation au poste de police, quand on arrive enfin à ne plus laisser les factures sous le tas de papiers qui trône sur son bureau, quand on annule plus ses rendez-vous importants, quand on arrive à sortir le soir, quand on peut enfin regarder la vie bien en face, se battre contre ce qu'elle a de plus vache, on se dit qu'on est bien, une fois sorti de cette maladie. De cette saloperie… Un film, un voyage intime dans les dédales de l'alcoolisme…
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