Un matin, après une nouvelle nuit d’insomnie et de cris, Bastien a demandé à sa mère : « Est-ce que moi aussi je disparais quand le soleil se couche ? ». Depuis, Bastien coche chaque jour passé dans un calendrier au sommet de son lit et dort un peu mieux la nuit.
Paulo Gustavo, 15 ans, passe ses journées à l’assistance, Centre social géré par l’Eglise évangéliste. Sa mère, Giselle, a des problèmes d’alcoolisme. Elle est convoquée au Centre où elle rencontre Valeria, l’assistante sociale chargée de faire un rapport aux autorités pour valider ou non la garde des enfants par leur mère. Valéria est comme elle, mère de deux enfants. Elle est pasteur évangéliste et pousse la famille à intégrer son Eglise. Gustavo raconte à tout le monde qu’il a une amoureuse, « Taina », que personne ne connaît.
A 30 ans, Marc souffre de ne pas arriver à mener ses projets personnels et professionnels au bout, il n’arrive pas à mener l’existence qu’il souhaite. Il se plaint de trainer des « bottes de plomb ». Il retourne voir le psychiatre hypnotiseur qui l’a aidé à arrêté de fumer, le Dr Benhaiem,référence de l’hypnose en France.
Dans cette famille particulière, il y a vingt-cinq enfants. Ils portent des noms différents et aucun parent ne veille sur eux. Ce sont d'autres adultes qui les entourent et les aident à grandir. Comme des anges gardiens… C’est l’histoire d’une pouponnière et de ses habitants...
Elsa est une petite fille entendante de neuf ans qui parle, pourtant ses parents sont sourds et ne parlent pas. Elle vit en France, dans la région de Champagne. Ses parents sont très actifs dans les associations de sourds. Son père est professeur de langue des signes, et sa mère : artiste peintre. Elsa s'exprime en langue des signes française et en français comme son petit frère entendant de sept ans : Réno. A la maison c'est la langue des sourds, même si la télévision, internet et les copines amènent le français. A l'école et avec les voisins c'est la langue parlée.
"Quand on est mort, c'est pour combien de dodos ? " est un film sur la parole qui soulage.
Les mots qui font du bien, de la simple attention à l'écoute analytique, en passant, on peut le revendiquer, par la rigolade.
L'endroit, une aile de CHU.
La population, des femmes en blanc et des enfants leucémiques. Au milieu, perdus ou rassurés, des parents.
Une envie : écouter les enfants et les grands.
Un parti-pris : la vie, malgré tout.
La découverte d'une photo de classe de 1967, la mort de ma mère en 2002 , m'ont conduite à revenir sur ma jeunesse passée à Bobigny à mon arrivée d'Algérie en 1962. Dans un paysage dévasté, des femmes d'exception pansent les plaies et conduisent les jeunes de toutes origines vers un avenir meilleur. Elles sont chef d'orchestre, comédienne, directrice de salle de cinéma, journaliste animatrice de ciné club, psychiatre de l'enfant et de l'adolescent.
En compétition officielle
Portraits d'enfants dans un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Depuis le jour où ils ont quitté leur pays jusqu'au jour où leur sort sera fixé, leur vie est mise entre parenthèses. Il leur est difficile de construire un avenir, ou seulement de l'imaginer. Ils doivent apprendre à vivre au jour le jour, sans projet, dans l'incertitude du lendemain. Ils ont déjà dû quitter des amis, des amies à qui ils s'étaient attachés, ils essayent de comprendre pourquoi ils n'ont pas de maison comme les autres enfants, pourquoi il faut apprendre une nouvelle langue….
Dès sa naissance, le bébé est "câblé", non seulement pour parler et marcher, mais aussi pour aimer et être aimé. Longtemps unique objet de son désir, sa mère s'efface peu à peu au profit d'autres visages, d'autres voix. Plus tard, entre 5 et 8 ans, il tracera inconsciemment les contours d'une carte de l'amour, jalonnée de rencontres qui en préfigurent d'autres. Le meilleur est toujours à venir… Si la puberté est tout sauf un long fleuve tranquille, ses berges sont propices à d'agréables siestes. A cet âge, que l'on dit tendre, surviendra, presque par effraction, le premier baiser.
Thomas est trisomique. Voyage Ordinaire s'attache aux pas de Thomas filmé pendant sept ans par Colette Isambert. De la maison familiale à l'école spécialisée, dans des trains, dans des voitures, le long des chemins qui bordent la Loire, il fait l'apprentissage de la vie.
Thomas a gagné son pari en passant de celui qu'on regarde à celui qui regarde, il devient acteur de sa propre vie.
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