« Mes Questions sur la folie en Prison » est un cheminement dans l’enfermement. Un enfermement dans les têtes, et dans les murs, dans un lieu deux fois maudit. Bruits de serrures, de portes, qu’on ouvre et qu’on referme toujours derrière soi. Une plongée dans l’un des 26 services hospitaliers d’une prison, celui de Poitiers-Vivonne.
Dans un hôpital psychiatrique, des patients parlent, écrivent, sculptent.
Autour d’eux, des équipes investissent le lieu pour y tourner des séries. L’image d’une réalité incertaine se dessine.
Quel est ce sentiment de déréalisation ? Quelle est cette folie ?
Aujourd’hui, la folie déborde dans la rue et dans la prison. Les hôpitaux psychiatriques, confrontés à une crise de moyens et de valeurs, peinent à prendre en charge les malades au long cours.
Parallèlement, une nouvelle politique de santé mentale se prépare en Europe et nous concerne tous. Demain, on ne parlera plus de folie, mais de troubles cérébraux, plus de malaise dans la société, mais de comportements à rééduquer. Un monde sans fous? Mais alors que deviendront-ils?
De même que le train de banlieue te permet de voir l'envers du décor d'usines et de villes, le séjour dans un hôpital psychiatrique se transforme en regard sur la société vue des coulisses. La folie possède une force primitive de révélation : révélation que l'onirique est réel, que la surface ténue de l'illusion n'a pas de limites. Toute la réalité est réabsorbée par l'image fantastique.
Quelle relation la République entretient-elle avec ses citoyens les plus étranges? Quelle place est accordée aux personnes en souffrance psychique ? Quelle vie ces personnes développent-elles ? A ces questions répondent des professionnels de la santé, des politiques, des membres du réseau associatif mais aussi les principaux intéressés... ceux qu'on dit "Fous" ! En plus d'aborder paradoxes, complexités et complicités des points de vue, ce film transmet d'intimes sensations ressenties par ces "dérangés" qui dérangent.
Une association de malades en réinsertion après un lourd passé psychiatrique. Un lieu où les malades tentent de se resocialiser, avec une part d'autogestion, le Groupe d'Entraide Mutuel à Nantes. Le film est la chronique de ce lieu de vie, après la folie. C'est aussi une rencontre avec certains adhérents, afin de déstigmatiser leur "folie", la "folie" en général. Qu'elle s'appelle schizophrénie, troubles bipolaires ou autre, c'est d'abord une maladie handicapante qui nous fait tous peur.
Pas de comédien théâtrale, pas d'acteur du grand écran, voilà une clique d'amis dans leur quotidien. Marginaux modernes somnolant sous les lauriers d'une société suffisamment généreuse, sous les vieux lauriers des superstitions métaphysiques.
Produit des révolutions culturelles des années 70 et de la drogue, un voyage dans le possible mysticisme de l'homme, sa naïveté ou encore la procrastination la plus intense.
Durant son jeune ‚ge, Taliya Finkel avait entendu dire que son oncle Sterik avait été un agent du KGB. Son père Shmuel était convaincu de ceci. Son frère et lui ont immigré d'Ukraine à Israël dans les années 1970. Shmuel était plus jeune que Sterik, qui était en prison en Ukraine à ce moment là. Selon Shmuel, son frère avait été assassiné en prison et remplacé par un agent secret de l'ancienne URSS. Personne ne croyait Shmuel, et Sterik refusait de faire un test ADN.
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